Info: Le rapport d’activité 2024 de la CIMADE

Leur combat est notre combat, pour plus de justice et d’humanité.

La Cimade agit pour le droit et la dignité des personnes réfugiées et migrantes grâce à un mouvement de 2 678 bénévoles et de 151 salarié.e.s dans l’hexagone et en outre-mer. La Cimade accompagne et défend plus de 110 000 personnes étrangères chaque année, et intervient en centres de rétention et en prison. Elle informe et sensibilise sur les enjeux liés aux migrations.

L’année 2024 a été particulièrement intense pour les équipes de La Cimade, marquée par un durcissement des politiques migratoires, notamment avec la loi « Asile et Immigration ». Bien que partiellement censurée par le Conseil constitutionnel, cette loi a eu de lourdes conséquences pour les personnes exilées. La Cimade a accompagné celles et ceux confronté·e·s à ces nouvelles difficultés, tout en dénonçant les blocages administratifs et les mécanismes institutionnels de « fabrique de sans-papiers ».

L’association s’est également mobilisée contre l’extrême droite, en particulier lors des élections législatives anticipées de juin, en défendant une alternative politique fondée sur la justice sociale et la solidarité. À l’échelle européenne, elle a mené une campagne de sensibilisation sur les dangers du Pacte sur la migration et l’asile, qui renforce les logiques de tri, d’enfermement et d’externalisation aux frontières.

Actualité, août 2025. Communiqué d’associations amies

MARTINE VASSAL ET LES MNA

COMMUNIQUÉ

MARTINE VASSAL VEUT DIRE STOP AUX MNA ? 

LES ASSOCIATIONS RÉPONDENT

Nous, associations et collectifs rassemblant des professionnels et bénévoles travaillant au quotidien à l’accueil des mineurs non accompagnés (MNA) à Marseille, souhaitons réagir aux propos tenus par Madame Martine Vassal, Présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, lors de son bilan de mi-mandat le 15 juillet 2025.

DIRE « STOP » AUX MNA N’EST PAS UNE OPTION

Madame la Présidente, la protection des mineur·es exilé·es est une obligation, en vertu de la Convention internationale des droits de l’enfant des Nations Unies : l’État et les Départements ont la responsabilité de les protéger.

À l’issue de leur parcours en reconnaissance de minorité, près de 80 % des jeunes bénéficient d’une mesure de protection, décidée par un juge, en dépit d’une première évaluation négative par vos services. Les jeunes du campement du kiosque des Réformés sont actuellement en recours pour faire reconnaître leur minorité, nous sollicitons avec eux une mise à l’abri de toute urgence.

De plus, les services de l’Addap13 constatent depuis 2024 une baisse du nombre de nouvelles arrivées de MNA sur le territoire marseillais, qui ne corrobore en rien l’idée que le nombre croissant de MNA viendrait dégrader les conditions d’accueil des autres enfants que l’Aide Sociale à l’Enfance doit protéger. Qu’elle vous plaise ou non, la loi doit être appliquée et tous les enfants doivent être protégés.

LES JEUNES EXILE·ES NE SONT PAS DES DELINQUANT·E·S

Madame la Présidente, lorsqu’on leur donne l’opportunité d’aller à l’école, d’apprendre un métier, ces jeunes se réalisent. Ils et elles reçoivent les félicitations de leurs professeurs, de leurs maîtres d’apprentissage, de leurs entraîneurs sportifs, qui essaient à leur tour de leur venir en aide afin qu’ils et elles puissent étudier et s’intégrer dans les meilleures conditions.

Vous devriez déja le savoir, puisqu’un MNA a reçu de votre main en juin dernier le prix des collégiens méritants de Provence 2024-2025. Ce jeune n’est pas une exception, chacun·e de ceux que nous rencontrons et accompagnons ne rêve que de la possibilité d’aller à l’école, s’intégrer et exercer un métier qui sera utile à la société.

Si le risque de la délinquance pèse sur eux, c’est bien lorsqu’ils se retrouvent sans ressource et à la rue. C’est l’absence de protection, les laissant à la merci des réseaux de toutes sortes, qui relève de l’irresponsabilité.

Madame la Présidente, cessez les postures partisanes et le déni du droit : ces jeunes sont là pour rester, et leur accueil digne est la seule option.

Nous ne pouvons que réitérer nos demandes d’instauration d’un dialogue constructif avec les services de l’État et du Département sur ce sujet.

Signataires :

Collectif MIE 13 | Collectif 113 | Collectif Sirakadjan | E.S.P.A.C.E Espace de Soutien aux Professionnel·les de l’Accueil et du Conseil aux Etranger·ères | Le GR1 | Réseau Éducation Sans Frontière 13 | Ramina, Réseau d’Accueil des MInots Non Accompagnés | Réseau Hospitalité Marseille | Réserve Citoyenne Marseille | Soutien 59 St Just

Escale dans Var Matin

Un article paru dans Var Matin le 3 mars 2024, merci à Rita, notre correspondante locale.

Var Matin 3 mars 2024

Analyse de la Cimade du projet de loi immigration

Loi asile et immigration 2023 : des mesures insuffisantes, dangereuses et contre-productives

Faussement présentée par le gouvernement comme « équilibrée », cette énième loi sur l’asile et l’immigration si elle était adoptée contribuerait avant tout à multiplier les drames sur les routes de l’exil et à intensifier la fabrique des sans-papiers qui produit déjà tant de précarité et d’exploitation. Les quelques mesures décrites comme protectrices ou à même de favoriser l’intégration des personnes étrangères sont très clairement insuffisantes voire pour certaines dangereuses et contre-productives. Quant aux autres, fondées sur une approche sécuritaire et répressive, elles alimentent des fantasmes qui associent immigration et délinquance et mettent en péril la cohésion sociale.

En raison de la complexité de ce projet de loi et de la multiplicité des mesures proposées, La Cimade a choisi d’attirer votre attention sur celles qui lui semblent particulièrement emblématiques.

https://www.lacimade.org/analyse/projet-de-loi-asile-et-immigration-2023/

Accueil des réfugiés ukrainiens à Salernes

Sur la proposition de la Mairie de Salernes, nous nous sommes réunis le 8 avril pour échanger des informations sur les projets d’accueil des familles ukrainiennes.
M. Cédric DUBOIS, Maire de Salernes, a évoqué les actions déjà réalisées conjointement entre la Mairie et l’association ESCALE:

  • collecte de couvertures, produits d’hygiène, vêtements, qui ont été partiellement expédiés dans ce pays
  • collecte de fonds: 1600 € ont été donnés à l’association « Médecins du Monde », qui vient en aide aux réfugiés
  • un appartement a été mis à la disposition de 2 familles ukrainiennes (2 mamans et 3 enfants) par la Mairie de Salernes
  • une autre famille a été accueillies chez des particuliers
  • les enfants sont scolarisés et inscrits à la cantine

L’association ESCALE, qui accueille des exilés depuis 7 ans, n’a pas les moyens, ni financiers ni humains, pour accompagner de nouveaux arrivants.
En cette période de guerre, c’est du rôle de l’État, via les Préfectures et les Communes.

Elle s’étonne d’ailleurs qu’il y ait un statut très privilégié pour les Ukrainiens, statut refusé résolument aux autres, même venant de pays en guerre (Soudan, Syrie, Irak, Yémen, Afghanistan …).

ESCALE propose de partager son expérience, en soutien aux familles souhaitant héberger des réfugiés ukrainiens.

Vous trouverez ci-dessous 2 lettres de la Préfecture, résumant les démarches à effectuer à l’arrivée des réfugiés, et les aides qui leurs seront accordées. Ainsi qu’une traduction en ukrainien.