Actualité, août 2025. Communiqué d’associations amies

MARTINE VASSAL ET LES MNA

COMMUNIQUÉ

MARTINE VASSAL VEUT DIRE STOP AUX MNA ? 

LES ASSOCIATIONS RÉPONDENT

Nous, associations et collectifs rassemblant des professionnels et bénévoles travaillant au quotidien à l’accueil des mineurs non accompagnés (MNA) à Marseille, souhaitons réagir aux propos tenus par Madame Martine Vassal, Présidente du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, lors de son bilan de mi-mandat le 15 juillet 2025.

DIRE « STOP » AUX MNA N’EST PAS UNE OPTION

Madame la Présidente, la protection des mineur·es exilé·es est une obligation, en vertu de la Convention internationale des droits de l’enfant des Nations Unies : l’État et les Départements ont la responsabilité de les protéger.

À l’issue de leur parcours en reconnaissance de minorité, près de 80 % des jeunes bénéficient d’une mesure de protection, décidée par un juge, en dépit d’une première évaluation négative par vos services. Les jeunes du campement du kiosque des Réformés sont actuellement en recours pour faire reconnaître leur minorité, nous sollicitons avec eux une mise à l’abri de toute urgence.

De plus, les services de l’Addap13 constatent depuis 2024 une baisse du nombre de nouvelles arrivées de MNA sur le territoire marseillais, qui ne corrobore en rien l’idée que le nombre croissant de MNA viendrait dégrader les conditions d’accueil des autres enfants que l’Aide Sociale à l’Enfance doit protéger. Qu’elle vous plaise ou non, la loi doit être appliquée et tous les enfants doivent être protégés.

LES JEUNES EXILE·ES NE SONT PAS DES DELINQUANT·E·S

Madame la Présidente, lorsqu’on leur donne l’opportunité d’aller à l’école, d’apprendre un métier, ces jeunes se réalisent. Ils et elles reçoivent les félicitations de leurs professeurs, de leurs maîtres d’apprentissage, de leurs entraîneurs sportifs, qui essaient à leur tour de leur venir en aide afin qu’ils et elles puissent étudier et s’intégrer dans les meilleures conditions.

Vous devriez déja le savoir, puisqu’un MNA a reçu de votre main en juin dernier le prix des collégiens méritants de Provence 2024-2025. Ce jeune n’est pas une exception, chacun·e de ceux que nous rencontrons et accompagnons ne rêve que de la possibilité d’aller à l’école, s’intégrer et exercer un métier qui sera utile à la société.

Si le risque de la délinquance pèse sur eux, c’est bien lorsqu’ils se retrouvent sans ressource et à la rue. C’est l’absence de protection, les laissant à la merci des réseaux de toutes sortes, qui relève de l’irresponsabilité.

Madame la Présidente, cessez les postures partisanes et le déni du droit : ces jeunes sont là pour rester, et leur accueil digne est la seule option.

Nous ne pouvons que réitérer nos demandes d’instauration d’un dialogue constructif avec les services de l’État et du Département sur ce sujet.

Signataires :

Collectif MIE 13 | Collectif 113 | Collectif Sirakadjan | E.S.P.A.C.E Espace de Soutien aux Professionnel·les de l’Accueil et du Conseil aux Etranger·ères | Le GR1 | Réseau Éducation Sans Frontière 13 | Ramina, Réseau d’Accueil des MInots Non Accompagnés | Réseau Hospitalité Marseille | Réserve Citoyenne Marseille | Soutien 59 St Just

Appels contre la loi immigration

Des protestations indignées s’élèvent de tous cotés contre la loi immigration, des pétitions circulent pour demander l’abrogation de cette loi scandaleuse. Voici l’analyse de la FÉDÉRATION DES ACTEURS DE LA SOLIDARITÉ et l’appel de professionnels de santé qui tous démontrent une fois de plus toute l’absurdité odieuse de ce texte:

Appel solennel des professions de santé au Président de la République : retirez cette loi mortifère pour la santé publique

Nous, femmes et hommes des professions de santé, du social, du soin et de la recherche souhaitons placer le Président de la République et son gouvernement devant leur immense responsabilité et alerter l’ensemble de nos concitoyens sur les conséquences sanitaires et sociales du vote de la loi immigration le 19 décembre. Cela notamment pour que tous les responsables et ministres prennent la mesure, comme l’a fait courageusement Aurélien Rousseau, des effets dramatiques de leurs décisions.

Rappelons en premier lieu les principes fondamentaux de notre République, énoncés dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » et « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme ». Ces droits incluent le droit à la santé, « état de complet bien-être physique, mental », selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé, ce qui suppose des conditions de vie dignes.

Pour le monde entier, la France est non seulement le pays des droits humains mais aussi celui des French Doctors et d’une médecine performante et humanitaire, présente partout au chevet des populations malades et victimes des guerres et des crises. Notre système de santé et notre sécurité sociale universelle ont permis d’offrir, durant des décennies, des soins de grande qualité accessibles à tous. La loi immigration remet gravement en cause notre modèle de santé humaniste, et pas seulement du fait des menaces qui planent encore sur l’Aide Médicale d’État (AME).

Nous tenons à dire d’abord les conséquences des mesures annoncées pour la santé des plus vulnérables, les enfants. Conformément aux alertes de l’UNICEF[1], le texte voté à l’Assemblée nationale est contraire à la Convention internationale des droits de l’enfant protégeant la vie familiale et garantissant le principe de non-séparation du fait de plusieurs mesures :  limitation du regroupement familial, complication  des démarches administratives nécessaires pour les mineurs isolés protégés par l’Aide sociale à l’enfance, limitation des hébergements d’urgence, et menaces sur les soins en cas de restriction de l’AME. De manière concrète, les aides deviennent conditionnées à la reconnaissance d’un travail et, même dans ce cas, leur attribution sera différée considérablement. La perte des allocations familiales et les mesures de restriction de l’aide au logement pour les personnes sans emploi ou travaillant de manière informelle signifient donc qu’elles ne bénéficieront d’aucune aide, notamment pour élever leurs enfants ou se loger. On peut redouter alors une dégradation intolérable de la mortalité infantile, qui s’est déjà accrue depuis dix ans en France et est devenue supérieure à celle de nos voisins Européens[2], du fait des inégalités sociales notamment.

De façon générale, les restrictions sur le logement pour les immigrants en situation irrégulière menacent de les marginaliser davantage, les forçant à vivre dans des conditions précaires et insalubres. Ces environnements peuvent avoir des effets dévastateurs sur leur santé physique et mentale, augmentant le risque de maladies et d’isolement social. L’absence de logement personnel expose aussi à la rue et à des situations de vulnérabilités sexuelles pouvant conduire à des violences ou à l’infection par le VIH.

La suspension de la prise en charge médicale pour les demandeurs d’asile déboutés et les restrictions du titre de séjour pour maladie grave sont des décisions alarmantes. Le risque est non seulement d’augmenter les urgences médicales mais aussi d’assister à la propagation de maladies infectieuses, mettant en danger la santé publique dans son ensemble. La santé est un droit universel, indépendamment du statut administratif.

Les restrictions professionnelles imposées dans cette loi concerneraient notamment les personnes exerçant dans les champs de la santé. Il faut rappeler que 25% des médecins exerçant à l’hôpital aujourd’hui sont des « praticiens à diplôme hors Union européenne » (PADHUE). Des facilitations sont prévues pour les médecins et les soignants, considérés comme des métiers en tension, mais leurs statuts demeurent très précaires et sous-valorisés. Et comment concevoir humainement que l’on attire en France des médecins, au détriment de leurs pays d’origines, tout en refusant de soigner les malades de ces mêmes pays ? De plus, la restriction du droit d’étudier en France, au travers notamment du versement d’une « caution » imposée aux étudiants étrangers heurte gravement notre tradition d’accueil et de formation, en particulier en médecine et en santé. Elle contribuera à restreindre l’attractivité de la France et à nous priver d’étudiants brillants, qui sont beaucoup des talents de la France d’aujourd’hui.

Dans quel type de société souhaitons-nous vivre ? Une société qui met en péril la santé et les droits des plus vulnérables ?

Nous appelons donc à la mobilisation de l’opinion publique pour défendre la santé et le bien-être intégral de chaque individu. Et nous demandons solennellement au Président de la République de ne pas promulguer cette loi, comme la Constitution l’y autorise, en conformité avec les engagements internationaux de la France en matière de droits humains et de santé publique, notre politique migratoire ne pouvant aller à l’encontre de la dignité des personnes. C’est notre devoir en tant que professionnels de santé, c’est notre engagement en tant que citoyens. Nous réitérons également notre appel au maintien de l’Aide médicale de l’état, sans restriction et assortie de mesures de réduction des barrières à son accès.

Accueil des réfugiés ukrainiens à Salernes

Sur la proposition de la Mairie de Salernes, nous nous sommes réunis le 8 avril pour échanger des informations sur les projets d’accueil des familles ukrainiennes.
M. Cédric DUBOIS, Maire de Salernes, a évoqué les actions déjà réalisées conjointement entre la Mairie et l’association ESCALE:

  • collecte de couvertures, produits d’hygiène, vêtements, qui ont été partiellement expédiés dans ce pays
  • collecte de fonds: 1600 € ont été donnés à l’association « Médecins du Monde », qui vient en aide aux réfugiés
  • un appartement a été mis à la disposition de 2 familles ukrainiennes (2 mamans et 3 enfants) par la Mairie de Salernes
  • une autre famille a été accueillies chez des particuliers
  • les enfants sont scolarisés et inscrits à la cantine

L’association ESCALE, qui accueille des exilés depuis 7 ans, n’a pas les moyens, ni financiers ni humains, pour accompagner de nouveaux arrivants.
En cette période de guerre, c’est du rôle de l’État, via les Préfectures et les Communes.

Elle s’étonne d’ailleurs qu’il y ait un statut très privilégié pour les Ukrainiens, statut refusé résolument aux autres, même venant de pays en guerre (Soudan, Syrie, Irak, Yémen, Afghanistan …).

ESCALE propose de partager son expérience, en soutien aux familles souhaitant héberger des réfugiés ukrainiens.

Vous trouverez ci-dessous 2 lettres de la Préfecture, résumant les démarches à effectuer à l’arrivée des réfugiés, et les aides qui leurs seront accordées. Ainsi qu’une traduction en ukrainien.

Bientôt : Assemblée Générale de l’association

Assemblée générale de l’association Escale:
SAMEDI 12 OCTOBRE 2019 de 10h30 à 12h
à Salernes, lieu à préciser
Participation  de la chorale de la Redonne durant le pot

Ciné-soupe Aups , dimanche 20 janvier 2019

affiche ExilLe dimanche 20 janvier 2019 à 17h30, Centre Culturel d’Aups
Une passionnante soirée ciné-soupe où vous pourrez voir 6 courts métrages sur le thème de l’Exil au profit des réfugiés que l’association Escale soutient.
Entrée 3 euros minimum, buvette dinatoire payante avec soupes et desserts, boissons …
Ces six courts métrages ont tous eu un grand succès dans le circuit des festivals, certains sont anciens et toujours aussi poignants, d’autres plus récents (vous en avez peut-être déjà vu un, comme « Soury » qui a tourné avec succès dans la région récemment mais qui mérite d’être revu, ou « La France qui se lève tôt » qui a gagné le prix du public au Festival CourtsCourts en 2011) .
Tous vous transmettent mieux qu’un long documentaire ce que vivre l’exil représente.
Et puis restez donc avec nous pour la soupe et les desserts maison, en refaisant le monde 🙂 ; à bientôt j’espère pour la première séance ciné soupe de 2019.

Six courts métrages primés dans les festivals

Des films courts, anciens ou récents : fiction, animation, musical .. qui vous entrainent dans un monde parallèle et vous touchent. Et puis prolongez la soirée en discutant autour d’une bonne soupe

« Soury », de Christophe Switzer, fiction, 20 mn, France, 2016, Wassim, réfugié syrien, cherche à rejoindre Avignon. Perdu dans la campagne provençale, il croise un vieux vigneron bourru qui parle arabe.

 « Bruleurs » , de Farid Bentoumi. 2011, fiction, 14 mn 58.   Amine, un jeune algérois, achète un caméscope dans une boutique d’Oran. Il filme des souvenirs de sa ville, de son appartement et, une dernière fois, des images de sa fiancée et de sa mère. Avec Malik, Lofti, Mohammed et Khalil, ils embarquent sur une barque de fortune pour traverser la Méditerranée.

« Miniyamba », Luc Perez, animation, 15 mn , France , 2012. Comme des dizaines de milliers de personnes qui chaque jour dans le monde quittent leur terre natale, Abdu, un jeune malien, a décidé de gagner l’Europe. Un voyage du fleuve Niger aux barbelés de l’enclave de Ceuta, où les rêves se confrontent à la dure réalité des migrants, avec au loin les lumières de l’Occident

« Tunisie 2045 » de Ted Hardy-Carnac, 3mn 30, France 2016. Tunisie, 2045. Un père et sa fille attendent, inquiets et fatigués. Un simple geste peut décider de leur avenir

« Et toujours nous marcherons » de Jonathan Millet, France, 2017,  22 mn . Ils sont ceux dont la marge est le territoire, ceux qui passent sans qu’on ne les voit. Ils n’ont pas de papiers et parlent mille dialectes. Simon débarque à Paris, il plonge dans les tréfonds de la ville pour retrouver celui qu’il cherche.

« La France qui se lève tot », de Hugo Chesnard, France, 2011, fiction chantée, 22 mn Comme un nègre tu travailleras dur

Paieras nos impôts, notre futur

Cotiseras aussi pour nos retraites

Concert samedi 21 juillet 2018

SOUTHERN – BLUES – ROCK
samedi 21 juillet 2018 à 20 heures à l’Usine de la Redonne à Flayosc, au profit des actions de solidarité des associations locales d’accueil

 entrée 5 € minimum – bar – buffet – piste – chaises

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www.usinedelaredonne.org

 

AG de l’association : 6 juillet 2018

Le Vendredi 6 juillet à 18 heures

Salle des Arnauds  (ex- camping) à Salernes

 VENEZ NOMBREUX, NOUS COMPTONS SUR VOTRE PRÉSENCE, NOUS AVONS BESOIN DE VOUS.

Merci pour votre soutien

L’équipe d’ESCALE

L’ AG sera suivie d’un pot solidaire à la façon  « AUBERGE ESPAGNOLE » ( chacun apportant un petit bout à manger ou à boire).