Dimanche 21 septembre. Vide grenier à Aups

Malgré un temps menaçant, Escale a participé au vide grenier le dimanche 21 septembre à Aups, nous avons vendu des objets et des vêtements généreusement donnés à l’association. Merci à tous !

Lundi 9 juin. Vide-grenier à Aups

Ne ratez pas notre vide-grenier pour soutenir Escale, et profitez des bonnes affaire !

Et c’est aussi une bonne occasion de se rencontrer, ou de découvrir l’association

Ensemble contre l’extrême droite

Escale se joint à cet appel commun

Nous, syndicats et associations, avons décidé d’agir ensemble sur tous les territoires pour battre l‘extrême droite lors des élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024 et porter ensemble des mesures concrètes de solidarité, d’égalité et de justice. Nous en appelons à la mobilisation de toutes et tous.

La victoire des extrêmes droites aurait les mêmes conséquences dramatiques que celles qu’on a pu voir là où elles ont pu gouverner ou gouvernent. Aux États-Unis de Trump, dans la Russie de Poutine, la Hongrie de Orban, l’Argentine de Milei, la Pologne du PiS, l’Italie de Meloni, la liberté est piétinée, les droits ont été bafoués, les services publics et les politiques sociales, étranglés. Dans tous ces pays, la violence, la haine de l’autre ont remplacé les valeurs d’égalité, de solidarité, de fraternité.

Nous devons tout faire pour éviter que cela ne nous arrive.

Certes, la défaite des extrêmes droites ne suffira pas à garantir la mise en œuvre de politiques publiques répondant aux inégalités, injustices, et à l’urgence sociale et environnementale. Mais sa victoire en compromettrait radicalement la perspective.

Le recul des droits, la régression des libertés auxquels nous avons assisté ces dernières années, les choix politiques tournant le dos au progrès social, la maltraitance des précaires, l’abandon des services publics, le mépris des mouvements sociaux d’ampleur, comme le combat contre la réforme des retraites, constituent le terreau sur lequel l’extrême droite a prospéré.

Battre l’extrême droite dans les urnes, combattre son projet raciste doit se conjuguer à l’émergence d’un changement profond, de ruptures sociales et écologiques et d’effectivité des droits.

Il est donc crucial que chacune et chacun trouve dans l’exercice électoral le prolongement des mobilisations et aspirations communes. Une réponse de l’ensemble des forces politiques considérant que les droits sont les mêmes pour toutes et tous est indispensable.

Nous, syndicats et associations, serons exigeants pour que les réponses que nous portons pèsent aujourd’hui et demain dans un dialogue social et civil effectif.

Dans la société que nous voulons, la liberté, l’égalité, la démocratie, la solidarité et l’Etat de droit ne sont pas des mots vides de sens mais les principes mêmes qui organisent notre vie commune, notre avenir commun. Sur ces bases, face aux tenants de la haine, du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme, de la LGBTQI+phobie, de la régression sociale, et de la destruction du vivant : des alternatives de rupture sont nécessaires.

Ensemble, nous en appelons à la mobilisation citoyenne. Sans attendre, nous appelons à participer dès ce week-end à toutes les manifestations partout en France.

Un appel à l’initiative de la LDH (Ligue des droits de l’Homme) et Cimade, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), Fédération des acteurs de la solidarité (Fas), Fédération des centres sociaux et socioculturels de France (FCSF), Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Abbé Pierre (FAP), Greenpeace France, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Oxfam France, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la Magistrature (SM), Union nationale des syndicats autonomes (Unsa), Union syndicale Solidaires.

On peut voir sur le site de la Ligue des Droits de l’Homme, la longue liste des signataires qui se sont joints à cet appel:

https://www.ldh-france.org/ensemble-contre-lextreme-droite/



















































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Ensemble,
contre l’extrême droite
Appel commun
Nous, syndicats
et associations, avons décidé d’agir ensemble sur tous les territoires pour battre
l‘extrême droite lors des élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024
et porter ensemble des mesures concrètes de solidarité, d’égalité et de
justice. Nous en appelons à la mobilisation de toutes et tous.La victoire des
extrêmes droites aurait les mêmes conséquences dramatiques que celles qu’on a
pu voir là où elles ont pu gouverner ou gouvernent. Aux Etats-Unis de Trump,
dans la Russie de Poutine, la Hongrie de Orban, l’Argentine de Milei, la
Pologne du PiS, l’Italie de Meloni, la liberté est piétinée, les droits ont été
bafoués, les services publics et les politiques sociales, étranglés. Dans tous
ces pays, la violence, la haine de l’autre ont remplacé les valeurs d’égalité,
de solidarité, de fraternité.Nous devons tout
faire pour éviter que cela ne nous arrive.Certes, la
défaite des extrêmes droites ne suffira pas à garantir la mise en œuvre de
politiques publiques répondant aux inégalités, injustices, et à l’urgence
sociale et environnementale. Mais sa victoire en compromettrait radicalement la
perspective.Le recul des
droits, la régression des libertés auxquels nous avons assisté ces dernières
années, les choix politiques tournant le dos au progrès social, la maltraitance
des précaires, l’abandon des services publics, le mépris des mouvements sociaux
d’ampleur, comme le combat contre la réforme des retraites, constituent le
terreau sur lequel l’extrême droite a prospéré.Battre l’extrême
droite dans les urnes, combattre son projet raciste doit se conjuguer à
l’émergence d’un changement profond, de ruptures sociales et écologiques et
d’effectivité des droits.Il est donc
crucial que chacune et chacun trouve dans l’exercice électoral le prolongement
des mobilisations et aspirations communes. Une réponse de l’ensemble des forces
politiques considérant que les droits sont les mêmes pour toutes et tous est
indispensable.Nous, syndicats
et associations, serons exigeants pour que les réponses que nous portons pèsent
aujourd’hui et demain dans un dialogue social et civil effectif.Dans la société
que nous voulons, la liberté, l’égalité, la démocratie, la solidarité et l’Etat
de droit ne sont pas des mots vides de sens mais les principes mêmes qui
organisent notre vie commune, notre avenir commun. Sur ces bases, face aux
tenants de la haine, du racisme, de l’antisémitisme, du sexisme, de la
LGBTQI+phobie, de la régression sociale, et de la destruction du vivant : des
alternatives de rupture sont nécessaires.Ensemble, nous en
appelons à la mobilisation citoyenne. Sans attendre, nous appelons à participer
dès ce week-end à toutes les manifestations partout en France. 
Un appel à
l’initiative de la LDH (Ligue des droits de l’Homme) et Cimade, Confédération
française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail
(CGT), Fédération des acteurs de la solidarité (Fas), Fédération des centres
sociaux et socioculturels de France (FCSF), Fédération syndicale unitaire
(FSU), Fondation Abbé Pierre (FAP), Greenpeace France, Mouvement contre le
racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Oxfam France, SOS Racisme,
Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la Magistrature (SM), Union
nationale des syndicats autonomes (Unsa), Union syndicale Solidaires

Escale dans Var Matin

Un article paru dans Var Matin le 3 mars 2024, merci à Rita, notre correspondante locale.

Var Matin 3 mars 2024

24 février 2024. AG de l’association Escale

Rapport moral et d’activités

Rappelez-vous, il y a 50 ans, est intervenu le coup d’état de Pinochet au Chili. L’ambassadeur de France à Santiago et son épouse ont immédiatement réagi en ouvrant les portes de l’ambassade aux réfugiés, fidèles à l’ADN de la France qui accueille les personnes en danger. Ils ont agi malgré l’opposition ferme des dirigeants politiques de Paris dont le Président Pompidou qui préconisait de refouler les réfugiés. Des centaines de femmes et d’hommes ont pu ainsi échapper à la mort grâce à la résistance de ce couple..

A une plus petite échelle, ESCALE avec toutes les associations amies, s’inscrit dans cette mouvance d’hospitalité malgré les lois.
La dernière de ces lois est celle de janvier dernier, la 30eme en 40 ans. Elle a trois objectifs cachés :

  • Accroître la pression sur les migrants pour les précariser encore plus, par leur exploitation.
  • Les désigner comme responsables de l’insécurité et des violences dans notre société.
  • faire un clin d’œil aux fanatiques d’extrême droite.

Cette loi, aux relents xénophobes, et est incompatible avec les valeurs que nous défendons à ESCALE.  Je vous propose de nous associer aux mouvements qui demandent de ne pas promulguer les décrets d’application d’une telle loi. Dans notre diversité d’idées, d’engagements humanistes et de professions, il est  nécessaire d’exprimer nos inquiétudes. Cette loi dictée par des marchands de haine, est un tournant dangereux pour notre République.

Cette année 2024, marquera la 7eme année d’existence de notre association. Durant ces 7 ans, 55 réfugiés ont été accueillis, accompagnés et logés. Certains ont obtenu des titres de séjour, d’autres ont continué leur route et d’autres encore sont toujours avec nous. Nous les logeons, dans des appartements que nous louons. Malgré l’interdiction qui leur est faite, tous travaillent pour survivre, payer leur électricité et assurer à leurs enfants le minimum pour qu’ils puissent s’intégrer dans notre pays qui va devenir le leur.

Les enfants, ils sont 25, sont scolarisés et grâce à leur volonté d’apprendre, sont presque tous dans le groupe des meilleurs élèves. ESCALE les soutient financièrement, plus particulièrement lors de la rentrée scolaire, mais aussi tout au long de l’année pour qu’ils puissent pratiquer des activités sportives et culturelles. Dans cette démarche, notons l’accueil généreux des associations amies qui organisent ces activités. Nous veillons à ce que ces enfants puissent prendre part aux sorties scolaires. Merci aux enseignants qui œuvrent avec nous, pour qu’il en soit ainsi.  Tous restent à la cantine par la mise en place de tarifs accessibles, merci aux gestionnaires des restaurants scolaires.

Personnellement nous sommes attentifs :

  • à la formation de ces familles, à l’apprentissage du français, merci à l’association Horizon, c’est une réussite.
  • à la connaissance des règles et lois de notre République et du fonctionnement de ces instances et administrations.

Au niveau nourriture, ils ont le soutien des Restos du Cœur et de la Croix Rouge. La Main Tendue, association agréée par la Banque Alimentaire,  n’ayant plus de local municipal, a cessé les distributions, depuis plus de 9 mois. Le Secours Populaire est un partenaire important au moment de la rentrée scolaire. Signalons le partenariat solidaire avec la Recyclerie de Salernes qui dépanne, sans frais, les familles dans leurs besoins de matériel. Merci à eux également.

Pour les sortir de leur solitude les membres d’Escale sollicitent régulièrement nos amis et leurs enfants

Visite à leur domicile pour ‘’un café’’. Sollicitation à participer aux rassemblements de notre association : pique-nique, vide-greniers, soirées chansons, galette des rois …Sorties découverte de notre environnement : Aups, Régusse, Tourtour, le Verdon, Saint Barthélémy…Participation aux petites conférences organisées par Hervé Siffre. Soirées au cinéma la Tomette avec qui nous avons un accord d’accueil gratuit. Repas fraternels particulièrement, lors d’anniversaires ou à Noël.

Un travail long et délicat a été mis en œuvre depuis deux ans. Chaque membre d’Escale qui le voulait a écrit un texte, long ou court, qui relate son expérience au sein d’ESCALE. Maintenant, reste à savoir ce que l’on va faire de cette richesse ? On en reparlera donc.

Tout ce dont je viens de vous parler est possible grâce au réseau d’entraide mis en place depuis 7 ans et grâce à vous toutes et tous, adhérents et donateurs. Car, pour mener à bien tout cela, bien sûr, nous avons besoin de deux choses : du temps de bénévole et de l’argent. C’est donc grâce à votre générosité fidèle que, nous à ESCALE, puisons de l’énergie pour continuer et aller jusqu’au bout du chemin dans lequel nous sommes engagés.

Je fais cependant un appel. Vous avez remarqué, nous vieillissons et nous fatiguons plus vite. Nous aurions bien envie que de nouvelles personnes viennent nous rejoindre pour pérenniser cette action solidaire amorcée. Ça serait dommage de voir s’éteindre cette lueur fraternelle, essentielle pour ceux qui arrivent en notre France généreuse depuis le siècle des Lumières !

Alors faites le pas… pour une action ponctuelle ou sur la durée. Rejoignez-nous ! Nous sommes preneurs de vos compétences et de votre générosité.

Soixante-dix ans après l’appel de l’Abbé Pierre, à travers les réseaux ‘’cent pour un’’, dont ESCALE, des Français s’associent pour ouvrir leurs portes à ceux qui sont dans la détresse, à ceux qui n’ont plus de droits sauf la CMU (remise en cause par ceux qui ont la haine au cœur). Soyez certains que dans leur immense majorité, les migrants, ne quittent pas leur pays « juste pour profiter de la Sécu » ! Mais parce qu’il y a la corruption, le racket, les mariages forcés, l’excision, la misère, la guerre et surtout aucun avenir pour eux et leurs enfants.       

Ne pensez-vous pas que nous devons continuer pour :

  • que les droits des personnes exilées soient respectés
  • que  les personnes solidaires ne soient plus poursuivies
  • que la justice soit au service d’une entraide.

Pour cela, l’implication de tous ceux qui aspirent à une société fraternelle, est plus que jamais nécessaire avant qu’il ne soit trop tard.

N’ayons jamais la mémoire courte !      

Le président, Joël Delavaud

                                                                                          

Appels contre la loi immigration

Des protestations indignées s’élèvent de tous cotés contre la loi immigration, des pétitions circulent pour demander l’abrogation de cette loi scandaleuse. Voici l’analyse de la FÉDÉRATION DES ACTEURS DE LA SOLIDARITÉ et l’appel de professionnels de santé qui tous démontrent une fois de plus toute l’absurdité odieuse de ce texte:

Appel solennel des professions de santé au Président de la République : retirez cette loi mortifère pour la santé publique

Nous, femmes et hommes des professions de santé, du social, du soin et de la recherche souhaitons placer le Président de la République et son gouvernement devant leur immense responsabilité et alerter l’ensemble de nos concitoyens sur les conséquences sanitaires et sociales du vote de la loi immigration le 19 décembre. Cela notamment pour que tous les responsables et ministres prennent la mesure, comme l’a fait courageusement Aurélien Rousseau, des effets dramatiques de leurs décisions.

Rappelons en premier lieu les principes fondamentaux de notre République, énoncés dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits » et « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme ». Ces droits incluent le droit à la santé, « état de complet bien-être physique, mental », selon la définition de l’Organisation mondiale de la santé, ce qui suppose des conditions de vie dignes.

Pour le monde entier, la France est non seulement le pays des droits humains mais aussi celui des French Doctors et d’une médecine performante et humanitaire, présente partout au chevet des populations malades et victimes des guerres et des crises. Notre système de santé et notre sécurité sociale universelle ont permis d’offrir, durant des décennies, des soins de grande qualité accessibles à tous. La loi immigration remet gravement en cause notre modèle de santé humaniste, et pas seulement du fait des menaces qui planent encore sur l’Aide Médicale d’État (AME).

Nous tenons à dire d’abord les conséquences des mesures annoncées pour la santé des plus vulnérables, les enfants. Conformément aux alertes de l’UNICEF[1], le texte voté à l’Assemblée nationale est contraire à la Convention internationale des droits de l’enfant protégeant la vie familiale et garantissant le principe de non-séparation du fait de plusieurs mesures :  limitation du regroupement familial, complication  des démarches administratives nécessaires pour les mineurs isolés protégés par l’Aide sociale à l’enfance, limitation des hébergements d’urgence, et menaces sur les soins en cas de restriction de l’AME. De manière concrète, les aides deviennent conditionnées à la reconnaissance d’un travail et, même dans ce cas, leur attribution sera différée considérablement. La perte des allocations familiales et les mesures de restriction de l’aide au logement pour les personnes sans emploi ou travaillant de manière informelle signifient donc qu’elles ne bénéficieront d’aucune aide, notamment pour élever leurs enfants ou se loger. On peut redouter alors une dégradation intolérable de la mortalité infantile, qui s’est déjà accrue depuis dix ans en France et est devenue supérieure à celle de nos voisins Européens[2], du fait des inégalités sociales notamment.

De façon générale, les restrictions sur le logement pour les immigrants en situation irrégulière menacent de les marginaliser davantage, les forçant à vivre dans des conditions précaires et insalubres. Ces environnements peuvent avoir des effets dévastateurs sur leur santé physique et mentale, augmentant le risque de maladies et d’isolement social. L’absence de logement personnel expose aussi à la rue et à des situations de vulnérabilités sexuelles pouvant conduire à des violences ou à l’infection par le VIH.

La suspension de la prise en charge médicale pour les demandeurs d’asile déboutés et les restrictions du titre de séjour pour maladie grave sont des décisions alarmantes. Le risque est non seulement d’augmenter les urgences médicales mais aussi d’assister à la propagation de maladies infectieuses, mettant en danger la santé publique dans son ensemble. La santé est un droit universel, indépendamment du statut administratif.

Les restrictions professionnelles imposées dans cette loi concerneraient notamment les personnes exerçant dans les champs de la santé. Il faut rappeler que 25% des médecins exerçant à l’hôpital aujourd’hui sont des « praticiens à diplôme hors Union européenne » (PADHUE). Des facilitations sont prévues pour les médecins et les soignants, considérés comme des métiers en tension, mais leurs statuts demeurent très précaires et sous-valorisés. Et comment concevoir humainement que l’on attire en France des médecins, au détriment de leurs pays d’origines, tout en refusant de soigner les malades de ces mêmes pays ? De plus, la restriction du droit d’étudier en France, au travers notamment du versement d’une « caution » imposée aux étudiants étrangers heurte gravement notre tradition d’accueil et de formation, en particulier en médecine et en santé. Elle contribuera à restreindre l’attractivité de la France et à nous priver d’étudiants brillants, qui sont beaucoup des talents de la France d’aujourd’hui.

Dans quel type de société souhaitons-nous vivre ? Une société qui met en péril la santé et les droits des plus vulnérables ?

Nous appelons donc à la mobilisation de l’opinion publique pour défendre la santé et le bien-être intégral de chaque individu. Et nous demandons solennellement au Président de la République de ne pas promulguer cette loi, comme la Constitution l’y autorise, en conformité avec les engagements internationaux de la France en matière de droits humains et de santé publique, notre politique migratoire ne pouvant aller à l’encontre de la dignité des personnes. C’est notre devoir en tant que professionnels de santé, c’est notre engagement en tant que citoyens. Nous réitérons également notre appel au maintien de l’Aide médicale de l’état, sans restriction et assortie de mesures de réduction des barrières à son accès.

ANNULÉ. Dimanche 20 août, vide grenier à Villecroze

Les prévisions météo caniculaires extrêmes nous obligent à annuler notre présence au vide grenier.

Venez nous retrouver dimanche à Villecroze pendant le vide grenier, une occasion de profiter de bonnes affaires en aidant une bonne cause, de vous renseigner sur Escale ou de prendre des nouvelles des familles que nous hébergeons.

AG d’Escale , le 4 février 2023 à Salernes

Cette Assemblée fut une réussite avec une très grande participation et la présence de nos partenaires et de M le Maire de Salernes. Voici le rapport moral et financier:

RAPPORT MORAL ET D’ACTIVITÉ

Chaque membre de notre association, grâce votre générosité collective, a beaucoup donné individuellement et apporté aux autres. L’écoute bienveillante dans notre association  a permis d’avancer et de résoudre les situations difficiles. Les connaissances de chacun, ainsi que les sensibilités différentes, ont permis  d’aborder ensemble les difficultés, les joies et les déconvenues. Sans cette entraide, nous n’aurions pas pu faire ce que nous avons fait depuis six ans.

 Pour qu’il y ait de la vie, il faut de l’entraide. C’est cela qui a permis le développement de la vie sur notre planète.  De nos jours, l’entraide n’est plus trop à l’ordre du jour au niveau national et international. Pourtant nous allons en avoir besoin pour trouver des solutions sages, au problème de la situation climatique de notre planète source en grande partie des migrations ! Des déceptions, oui, nous en avons  eu… Mais c’est grâce à cette entraide entre les membres de l’association que nous avons réglé des situations délicates sans jamais humilier nos hôtes.

Vous avez toujours répondu ‘Présents’.

Vous êtes restés fidèles à votre adhésion en apportant votre soutien financier.  Vous êtes venus apporter votre aide lors des vides greniers, des déménagements à effectuer  des transports et des emménagements. Vous avez toujours répondu à nos collectes de vêtements, de mobilier, de matériel divers. Vous avez entendu nos appels pour les enfants : vêtements, matériel scolaire, livres ou jouets.

A ce jour, nous suivons six familles sans papiers. Et nous continuons par ailleurs, à avoir des contacts avec cinq familles qui ont obtenu un titre de séjour afin de les accompagner dans leur intégration dans notre société. Nous comptons au total 25 enfants que nous suivons de près ou de loin.

C’est ainsi que, durant ces périodes de pandémie et de trouble mondial, les familles que nous hébergeons ont pu vivre en sécurité (un toit, des vêtements, de la nourriture et des soins). Nous avons eu le souci de les soutenir dans les démarches administratives et médicales. Nous avons eu le souci de leurs enfants et de leur bonne intégration scolaire, sociale et culturelle. Nous les avons accompagnés dans l’apprentissage du français mais aussi de nos institutions. Ils ont pu trouver des petits boulots. Un certains nombre ont pu obtenir des papiers, d’autres sont toujours dans l’attente d’un titre de séjour qui les sortirait de l’angoisse et de  l’incertitude.

Pour accomplir cela, nous avons, autour de nous, un partenariat très large 

 &  Tout d’abord la municipalité Salernes avec qui nous avons des conventions et avec qui nous avons organisé quelques accueils de familles Ukrainiennes et une opération de collecte d’argent et de matériel pour inscrire les Salernois dans la dynamique de solidarité au peuple de ce pays en guerre malgré lui. A cette occasion, nous avons fait part de notre mécontentement sur l’attitude du gouvernement. Pour nous tous les déplacés doivent être considérés de la même manière, qu’ils soient ukrainiens, soudanais, afghans, géorgiens etc ..

    & Merci aussi aux municipalités de  Draguignan, Aups et Villecroze qui nous ont apporté leur soutien chacune à sa manière.

   & Merci aussi  à nos partenaires du réseau associatif très solidaire de notre action : La Main Tendue (merci Marie-Jésus), la Recyclerie locale, les restaus du cœur, le Secours Populaire, la Ligue des Droits de l’Homme, Horizon, Migrants Var Est, le Lions club et le Rotary… Merci, bien sûr notre amie Patrizia qui a assuré les suivis les familles accueillies à Nice. Je remercie aussi Emmanuel Charles de RITIMO qui a toujours été disponible pour nous orienter des familles, pour nous conseiller et  recevoir nos amis réfugiés pour résoudre certaines situations.

    Nous sommes ravis de ce précieux  partenariat qui s’inscrit dans la droite ligne de nos valeurs. 

Maintenant une question se pose : comment allons-nous faire dans les mois à venir au regard du rapport annuel de l’ONU sur les tendances mondiales des déplacements forcés. Nous y constatons que 89.3 millions de personnes ont été déracinés de part le monde en 2021 par les guerres, les persécutions, les pénuries alimentaires dues à la crise croissante climatique. Chaque année les chiffres augmentent. Nous assistons à une tragédie partout dans le monde. Des femmes, des hommes et des enfants fuient les enfers et la misère. Ne pensez-vous pas qu’il est temps de sortir de comportements rabougris et de mettre en pratique une solidarité universelle ? Car l’immigration a toujours été un phénomène universel et constant dans l’histoire de l’humanité. Il est grand temps, dans ce monde où  il n’y a pas de frontière pour l’argent et les marchandises, de libérer la circulation des femmes et des hommes.

 L’action d’Escale est dérisoire face à cette situation et demande beaucoup d’énergie pour la petite douzaine de bénévoles que nous sommes (âgés pour la plus part) mais nous continuerons à ouvrir nos bras à nos sœurs et frères terriens, libérés du carcan nationaliste et chercherons à dépasser les frontières. Nous  restons scandalisés par les conditions humiliantes d’accueil et le mépris avec lequel nos élites traitent les problèmes. A quoi sert cet engrangement de richesses, s’il n’est pas partagé ?  Cette fraternité, certes, nous la trouvons au travers de vous tous, mais comment faire pour qu’elle se généralise vite, avant qu’il ne soit trop tard. Comment faire entendre à nos dirigeants qu’il  peut encore rester un petit espoir pour changer nos modes de gouvernance et que le soleil puisse briller pour tous ? Les orientations actuelles prises pour attirer les étrangers diplômés pour combler des manque occasionnés par de mauvaises décisions politiques passées et récentes ! C’est un autre mode de colonisation qui se met en place en kidnappant les compétences humaines de pays émergeants, compétences dont ils auraient tant besoin eux-mêmes.

    Nous restons optimistes et nous espérons que  les générations plus jeunes pourront faire  émerger une nouvelle civilisation plus éclairée !!!

 Pour l’année à venir, je vous propose de mettre  notre énergie pour faire que les enfants des familles que nous accueillons puissent avoir tous les atouts de leur côté pour réussir à grandir et vivre dans notre pays afin qu’ils ne viennent pas grossir, dans le futur le nombre des exclus déjà existant.

Par ailleurs, nous avons décidé de mettre sur papier notre expérience. Chaque membre actif a déjà rédigé un texte sur son propre regard sur ce qui a été fait au sein de notre association. C’est une façon de laisser une trace archives.

Avant de conclure, je lance un appel, à l’occasion de cette Assemblée Générale pour que le Conseil d’administration s’enrichisse de nouveau membres, mais aussi pour que de nouveau bénévoles viennent apporter leur compétence au sein de notre équipe qui vieillit. Nous avons besoin de sang neuf pour nous empêcher de ronronner,  pour apporter des idées d’actions nouvelles, mais surtout pour prendre le relais dans ce travail solidaire engagé. Alors n’hésitez pas posez votre candidature lors de l’élection au Conseil d’administration qui aura lieu tout à l’heure.

Merci à tous ceux que je rencontre dans cette aventure ; les déplacés bien sûr, qui nous ont éveillés à autres choses que nos soucis de privilégiés, mais aussi à vous tous  qui  ont apporté leur soutien et surtout, merci à toute l’équipe d’ESCALE pour la mise en œuvre de cette solidarité indispensable. 

Notre choix, il y a maintenant 6 ans, de ne pas laisser ces familles à la rue, en les accueillant et surtout de mettre, en plus, en place un système d’hébergement en parallèle de l’accompagnement. Un toit, c’est l’élément essentiel pour garder sa dignité.

Nous avons fait le bon choix !

 Continuons !

          Salernes le 4 Février 2023     Le Président , Joël Delavaud

RAPPORT FINANCIER 2022:

Le Président précise que notre réserve de trésorerie est solide, elle assure le paiement des loyers des appartements, auxquels nous nous sommes engagés, pour accueillir nos familles. Elle ne représente pas une capitalisation mais une provision, pour être sûrs de pouvoir assurer les loyers (et les charges) et l’accompagnement, pour au moins deux ans, afin de ne pas devoir mettre à la rue les familles que nous hébergeons, en cas de coup dur.
Il faut noter que toutes les recettes servent pour les personnes que nous accueillons. Nous n’avons que 1% consacré à des frais de structure.